Numérique

Internet a évolué à une vitesse fulgurante en cette première vingtaine d’années du XXIe siècle, et n’est maintenant plus si jeune. Alors que la technologie arrive à maturité, les forces politiques de tous bords commencent à comprendre comment s’en servir comme outil idéologique. Une idéologie anciennement marginalisée trouve maintenant toujours sa communauté, parfois pour le bien ou la création, parfois pour valider l’individu dans des comportements déviants ou violents. Internet est un outil puissant dont tout le monde se sert, où l’on se rencontre, se parle, s’organise, mais comment, à travers le bruit, commencer à s’entendre ?

Nous voyons depuis une décennie l’efflorescence de procédés et d’outils numériques appelés « Civic Tech », entrés progressivement dans notre quotidien. Ce terme provenant de l’anglais « Civic Technology » peut se traduire par « technologie citoyenne ». À l’époque de l’open government d’Obama et du hacking embarqué d’Anonymous, serions-nous à l’aube d’une nouvelle révolution rabattant les cartes entre les gouvernants et les gouvernés ou s’agirait-il du dernier bluff d’un système ne parvenant pas à se renouveler ?

Pourtant fleuron de la technologie robotique, Boston Dynamics est cédé le 9 juin 2017 par Alphabet. Sans aucun doute, il s’agissait d’une tentative de Google de se séparer des images d’horreur et de fascination que les robots humanoïdes ont laissé dans les esprits. En effet, le géant essaye maintenant de se revêtir d’une image plus sympathique pour aider à disperser la résistance montante contre le monopole titanesque qu’il s’est construit. Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Comment se fait-il qu’un service qui semble aussi banal qu’un moteur de recherche ait propulsé Google au sommet des entreprises mondiales? Bien qu’il soit devenu le champion dans bien des catégories, on va voir comment il est possible d’au moins arracher la recherche sur internet des mains dantesques d’Alphabet.